Record au Jungfrau Marathon!

Publié le par Maude

Record au Jungfrau Marathon!

Je l'ai fait!!! Le marathon de la Jungfrau (42km pour 1800m +) était mon dernier gros objectif de la saison et il a été atteint au delà de mes espérances!

En effet, j'espérais une médaille d'or mais je ne pensais pas faire un chrono aussi bon, avec record à la clé!

Les conditions météo étaient idéales pour courir, une petite pluie fine dès le départ et des températures entre 14° (au départ) et 7° degrés (à l'arrivée). Il ne fallait pas plus froid.

Je suis partie d'entrée devant, me focalisant sur mon chronomètre et non sur les autres. J'ai scindé la course en petits morceaux afin que cela soit plus facile pour la tête. Les 10 premiers kilomètres, je me suis dit que c'était un "échauffement" donc être "à l'aise" et ne pas forcer. Je passe le 10e km en 36'40 (nickel car je visais 36-37min). Puis je me suis dit qu'il fallait que je continue sur ce rythme (en me fiant aux sensations, plus à la montre, car parcours un peu valloné) jusqu'au semi (21km). J'avais le temps de passage de Martina Strähl (ancienne détentrice du record) en tête mais je pensais être un peu plus lente. Au 21e km, quelle bonne surprise, je passe en 1h19'19, c'est à dire 39 secondes d'avance sur son chrono. Et je me sens bien.

Entre 25 et 30km, la montée débute et j'en suis bien contente... je commence à en avoir marre du plat. La fatigue commence gentiment à se faire sentir mais je vise le 30e km (Wengen), où je sais que mon mari m'attend. 

Il commence à pleuvoir plus fort, j'ai passé Wengen et sa foule et dans ma tête je me dis "Allez, plus qu'une course de montagne de 1200m+ et 12km". Mais cela devient difficile, je sens les kilomètres dans les jambes, je suis seule, dans le brouillard. J'ai l'impression de ne plus avancer et suis sûre que je vais me faire rattraper. Je m'accroche en sachant que c'est maintenant que "la course commence" et qu'il faut être forte dans la tête.

En rattrapant quelques hommes, cela me rassure, car je vois qu'on est tous fatigués et que le rythme diminue chez tout le monde. 

Après 2h55 de course, je suis dans le dernier bout de la montée et me dis que dans 30min, je devrais être à l'arrivée. Mais quelle bonne surprise de me retrouver déjà "en haut" quelques minutes plus tard (le brouillard cachait la vue). J'entame la descente et dernière ligne droite, soulagée de savoir que le plus dur est fait et que la victoire me tend les bras!

Je fonce et passe la ligne d'arrivée, fatiguée mais heureuse...Je l'ai fait! J'ai gagné!

Quelqu'un me montre le chrono... 3h12'56, non...c'est pas possible, incroyable, je n'y reviens pas! Et même si la fin de la journée n'était pas magnifique (pas de vue, froid, contrôle antidopage, file d'attente sous la pluie pour redescendre en train), dans mon cœur, elle était magnifique!

Merci à tous les spectateurs (et surtout à ceux que je connais...), à mon mari, ainsi qu'à Thomas Huerzeler, mon entraineur, qui m'en a fait baver lors des entrainements... mais cela a payé!

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domi 13/09/2017 07:39

Je ne connaissais pas cette course dénivelée. En tous cas, bravo pour l'exploit : il faudrait que la presse parle davantage de ce type de compétitions